« Les morsures de l’ombre » Karine Giebel

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Lu en Janvier 2016

Mon  Avis :

Un livre captivant, haletant, impossible à lâcher … Un thriller comme je les aime. Si vous ne l’avez pas encore lu, je n’ai qu’un conseil à vous donner : FONCEZ vous ne serez pas déçu !
Pour moi un coup de coeur

Extrait du prologue :

Impression étrange.
Comme une gueule de bois, un lendemain de cuite. Sauf qu’il peine à se souvenir de la veille… Neurones en vrac.
Enfin, ses yeux s’ouvrent complètement. Il réalise qu’il gît par terre, à même un béton sale. Un mélange d’effluves importune ses poumons; peinture, détergent, grésil, essence ? Désagréable, surtout de bon matin ! Mais est-ce seulement le matin ?
Ça sent pas comme ça chez moi, d’habitude…
Première certitude : je ne suis pas dans ma piaule.
Mais où, alors ?
Ses paupières aspirent à se refermer. Il lutte, de toutes ses forces.
Au plafond, une peinture blanche qui s’effrite.
À gauche, un mur en béton brut lui aussi; avec un renfoncement assez obscur au beau milieu où il croit distinguer une vasque en porcelaine blanche…
En face, un soupirail paré d’un quadrillage en fer rouillé; juste derrière, une impression de soleil timide. La seule et unique lumière vient de là.
Il tourne la tête sur la droite, déclenchant une douleur assassine dans ses cervicales. Et là, il aperçoit…
Les barreaux.
Il tente de se lever. Ça tangue, ça chavire. À quatre pattes d’abord, puis à genoux; et enfin, debout. Tour d’horizon rapide : il ne reconnaît rien.
Il s’essaie à quelques pas, se heurte aux tiges métalliques qui le cernent, essaie d’ouvrir la grille. Il s’acharne sur la poignée de la porte avec une énergie d’avorton et des gestes d’ivrogne. Peine perdue. Enfermé.
Son coeur s’extirpe lentement de la léthargie. Commence à battre fort. Très fort.
Dans un réflexe stupide, il cherche son arme. Pour se réconforter. Sauf que son holster est vide. Un vide effrayant. Deuxième certitude : je suis dans la merde… Au-delà de la cage qui le retient prisonnier, une inquiétante pénombre lui fait face. Il discerne malgré tout des étagères crasseuses, pleines de cartons, de bouteilles vides et de bocaux. Des outils entreposés contre les murs; encore des cartons, à même le sol; un escalier. C’est tout ce qu’il peut voir de là où il se trouve.
Un garage ou une cave. Un gourbi. Un trou à rats, de toute façon. Mais qu’est-ce que je fous là, putain ? Dans le renfoncement, une parodie de salle de bains; un lavabo, un bac à douche, des chiottes alignés.
Il préfère se rasseoir, équilibre encore précaire. Il y a une couverture jetée par terre, il se laisse tomber dessus, s’adosse au mur, en face de la grille qui continue en angle droit sur sa droite.
Il accomplit un effort énergique pour secouer ses méninges. Essaie de se souvenir comment il a atterri là. Mais n’y arrive pas.

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